Marathon de Paris 2014

Hello les Runners !

Bon… il n’y a pas eu de surprise hier… Malgré une préparation tronquée et une surcharge pondérale (80kgs), j’ai essayé de tenir mon objectif initial de 2h59mn59s :-) mais me suite vite rendu à l’évidence que ça ne sera pas pour cette fois.
Pour ce marathon, j’étais accompagné de Robin : on se quitte plus après 2 DDF, l’ultra de Verbier et le Grand Raid des Pyrénées à venir.

RDV 8h avec Robin à la consigne des sacs, tout va bien, temps idéal pour un marathon. Beaucoup de monde, environ 50 000 coureurs sur les Champs-Elysées.

Ali et Robin dans le sas des 3h

On rentre dans notre sas des 3h vers 8h25 pour un départ à 8h45. Gestion de l’avant course OK. On se met d’accord sur le meneur d’allure que nous devons suivre parmi les 4 sur la ligne. Départ lancé, un peu la galère ces premiers kilomètres, l’avenue des Champs ne suffisant pas à absorber ce flot de coureurs.
Après quelques km ça va mieux, même s’il y a beaucoup de monde agglutiné dans la roue du meneur. Je perds Robin de vue vers le 8eme kil.

Au semi : encore dans le temps des 3h

J’enchaîne les ravitos avec beaucoup de précision, tous les 5km et 300m avant celui-ci je prends mon gel pour bien avoir le temps de le manger sans m’étouffer puis je choppe une bouteille d’eau vers les tables du milieu/fin car c’est la guerre, les ravitos :-) ! La course se déroule plutôt bien, je profite de Paris.
4eme ravito (km 20) en ligne de mire juste après une petite côte que je négocie très très mal, je ne sais pas pourquoi et je perds un peu pied dans mon marathon, Robin que j’avais perdu de vue depuis quelques kilomètres me double, le ballon des 3h s’éloigne de quelques dizaines de mètres. Je mettrai environ 1km à m’en remettre et revenir dans la roue du meneur. Semi en 1h29mn58s…

6 minutes de retard au 30ème

Là je me dis que quelque chose cloche et je ne suis pas bien dès le semi qui normalement en 1h30 devrait passer comme une lettre à la poste pour moi. Petit à petit l’écart entre moi et le meneur s’agrandit. Je maintiens environ 100m d’écart jusqu’au km 29. Là c’est trop dur, il faut que je m’arrête, juste avant de pointer au 30eme, je m’arrête quelques minutes.
Je repars mais très dur de relancer des jambes qui commencent sérieusement à se raidir. Je passe au 30eme en 2h12 environ alors que j’aurai du passer en 2h08. Impossible de maintenir le rythme des 14km/h, alors je ralenti contraint et forcé !
Pour me donner du courage, je me dis, je ne sais pas pourquoi qu’il ne me reste que 10km, un petit « 10 kils » et c’est fini ! 10kils c’est rien, essaye de les faire en 50mn, lâche rien ! Et dans ma tête je décompte les kms, encore 9, 8, 7 … A mesure que j’avance, ma vitesse décline et les jambes se raidissent ! J’ai mal de partout !

3h au 39ème kil

Je passe au 39eme en 3h00 tout pile. C’est vraiment dur. A ce moment de la course, je cours en 10,8 / 11,2 mais mis à part mon stop, je n’ai pas marché une fois pourtant c’était pas l’envie qui manquait. Le marathon a aussi ce côté « vicieux », tu vois des gens marcher, s’étirer, souffrir comme toi. L’objectif n’est pas atteint et tu te dis : « c’est pas grave quelques minutes de plus ou de moins, tu peux marcher ! » Mais de ce côté j’ai tenu bon !

Doublé par le ballon des 3h15

40eme kil. On est encore dans ce fichu bois de Boulogne. J’en ai marre. Le ballon des 3h15 me double sans que je ne puisse rien faire, dernier coup de bambou. Heureusement la fin est proche.
41eme kil. On quitte enfin le bois, je cherche du regard la famille et les amis car je sais qu’ils sont par là.
Fin du 41eme. J’entends « Allez Ali, Allez Babance« , je me retourne sur ma droite, ils sont là ! C’est con, mais ça fait vraiment du bien ! Ambre me dira toute contente « Je t’ai vu courir Papa ! »
J’en fini en 3h17 bien bien cuit une fois de plus !
Hier c’était mon 4eme marathon, mon 3eme meilleur chrono mais putain que c’est dur comme course !
Pour moi le marathon est vraiment la plus dure des courses que j’ai fait ! La douleur est vraiment différente de celle du Trail …
J’ai toujours bon espoir de faire moins de 3h un jour !

Du coup, My Name t’es presque obligé de me revendre ton dossard pour Berlin ! N’hésite pas, fais plaisir à un ami :-)

Ali

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Coach Ali : le bilan 2013

L’heure du bilan de l’année sportive 2013 est arrivé.

Première partie d’année orientée ‘route’

Comme en 2012, la première partie de l’année 2013 était très orientée route avec le semi de Barcelone (1h36 vraiment à la cool, plutôt une sortie longue en fait) en février, le marathon de Boston le 15 avril et le semi de Genève (1h24) le 5 mai.
En juin, j’ai participé à la course du canton de Genève, très sympa, 4 étapes chaque mercredi pour une distance max de 9,7 km par étape : ça va vite ! Compte rendu de course fait par Damien – on participait en équipe – pour les étapes 3 &4, Pinchat et Vernie (photos ici >>>)

Trails pour préparer le Grand Raid de la Réunion

(d’ailleurs mon abandon de 2012… toujours pas digéré !)

2013 riche en émotions

L’année 2013 a été une année riche en émotions avec 2 principales courses : je suis Finisher de la Diagonale Des Fous et du Marathon de Boston ! Bon j’ai pas encore réussi à descendre sous les 3h, mais je suis sur que ça viendra, peut-être en 2014 :-)

… et le programme 2014…

Pour le moment je suis inscrit :

  • Semi de Barcelone le 16 février
  • Marathon de Paris le 6 avril
  • Semi de Genève le 4 mai

Malheureusement, je n’ai pas été tiré au sort pour le Marathon de Berlin. Next time :-)
Je me suis inscrit à l’Ultra Trail du Mont Blanc, espérons que le sort me sera plus favorable cette fois : tirage au sort mi-janvier !

Le reste des trails est à définir en fonction de mon admission ou pas à l’UTMB. Mais probablement :

Rendez-vous sur les chemins !

Ali

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Marathon de Boston 2013

Mon « bon chrono » à Rome en 2012 (marathon 3h04) m’avait qualifié pour Boston.
Tout heureux de ma qualif et à quelques jours de mon départ pour le Grand Raid 2012, j’ai commencé le processus d’inscription pour Boston un vendredi 21 sept 2012… Après quelques semaines d’attente, je recevais officiellement ma confirmation d’inscription ! YES !!!
Me voilà embarqué dans la préparation sur 8 semaines de l’un des plus prestigieux Marathon de la planète avec mon ami Mickael Dedenis et on ne le savait pas encore, un marathon qui allait malheureusement rester dans les annales et dont on reparlerait longtemps…

J’ai tardé à faire ce compte rendu pour plusieurs raisons :

  • L’attaque terroriste qui a coûté la vie à 3 personnes et mutilés des dizaines d’autres … Donc pas très envie d’écrire de compte rendu.
  • Mon énorme déception quant-à mon chrono de 3h21 alors que je visais moins de 3h … Un craquage dans les règles de l’art pour ainsi dire =)
  • On a quand même eu chaud aux fesses car sans faire dans le sensationnel, Foued et JC étaient à l’endroit exact ou ont explosé les bombes… Pour eux ça c’est franchement joué à quelques minutes…

La ferveur

Alors je ne vais retenir que les bons moments en compagnie de Mika, Jean-Claude et Foued lors de ce trip en East Coast, une bonne équipe d’amis 2 coureurs et 2 supporteurs.
On retiendra la ferveur des Américains pour ce marathon, la foule qui encourage tout au long du parcours avec en point culminant le scream tunnel les filles du Wesley College au niveau du semi-marathon. http://www.youtube.com/watch?v=1OHDGlLJ3mc
Une ambiance de folie sur tout le parcours, j’ai beaucoup marché malade entre le 32eme et l’arrivée et là le public et les coureurs ne te laissaient pas seul… que d’encouragements, obligé de repartir à chaque fois et ne pas trop marcher car la foule t’obligeait presque à ne pas marcher =)
Une organisation incroyable, des moyens presque sans limite pour le bien être des coureurs. Les sponsors qui donnent sans compter !
Le départ en school bus à 6h du mat est réglé comme du papier à musique pour aller au départ avec une escorte policière, oui oui je ne suis pas un joueur de l’OM ou de l’équipe de France qui va à un match, je suis un simple marathonien =)
A l’arrivée qui avait été tellement dure, c’est la 1ere fois qu’on me propose un fauteuil roulant, =))
Une bénévole qui vous met la couverture de survie sur les épaules, la suivante qui vous l’accroche avec du scotch pour avoir les mains libre …Ce genre de détails font la classe de ce marathon !
Bref une organisation de malade, rien n’est laissé au hasard ce qui malheureusement/heureusement servira quelques minutes après mon arrivée … !

Le drame

2 explosions ont retenti près de l’arrivée.
Et là c’est vraiment une sensation bizarre, d’habitude on voit ça à la TV. Ça part dans tous les sens, les autorités font évacuer les lieux, c’est le chaos.
Dieu merci, nous n’avons rien tous les 4. Direction notre hôtel.
A notre hôtel des policiers et l’armée sont là, ils inspectent tous les hôtels à priori.
L’aéroport international va être fermé jusqu’au mardi. Les téléphones cellulaires sont brouillés. des rumeurs sur d’autres bombes courent …
Bref, grosse panique.
Malgré la fatigue, le décalage horaire tous les 4 nous n’arrivons pas à dormir, il est environ 2h du mat 8h en France et nous sommes debout dans notre chambre, nos téléphones n’arrêtent pas de sonner.
Quand nous sortons de notre hôtel le lendemain, c’est une ville de Boston en état de siège que nous trouvons: L’armée, la Police, le FBI, le Swat …. Bref tous sont là.
Bizarrement, une certaine communion ce fait, nous nous baladons avec nos vestes ou sweet aux couleurs du marathon. les gens nous sourient, nous parlent même l’Armée et la Police nous font des signes quand ils nous voient =)
On restera quelques jours à Boston avant de rejoindre Big Apple.

Je pense qu’on refera le Boston Marathon, on peut pas rester sur cette horreur …

Ali

SaintéLyon 2014 – Reco à J-4

(un message de Patrice, rédacteur runner invité de ce blog… que nous remercions !)

J’ai fait hier soir – départ à 19h30 avec -3°C et un peu de vent – le relais St Christo – Ste Catherine avec deux gars de Brignais qui voulaient découvrir le parcours en conditions de course. Pied total, galère, parcours sportif… à chacun son ressenti.

Il y a encore beaucoup de neige dès la sortie de St Christo (il y en a avant aussi) et les traces disparaissent au bout de 500 m dans la première côte. Ensuite c’est congères et neige soufflée dans laquelle on s’enfonce à chaque pas. Ca dure (hormis la route bien dégagée) jusqu’au dessus de Croix Bicouri où nous avons trouvé la pelleteuse à chenille plantée dans une congère (elle aura certainement continué son boulot).

Ensuite dans sa trace (2 km) jusqu’au Moreau c’est le pied avant 800 m de bitume verglacé et le nouveau contournement du Fayard et ses grosses congères en place, vierges de toute trace plus deux gros arbres tombés en travers du chemin (je ne serai pas étonné qu’ils suppriment ce morceau aussi).

La remontée vers les crêtes est en très bon état ainsi que la moitié de la descente au dessus de Sénevas pour contourner le Chatelard avant une zone boueuse vers le bas et un bon chemin pour remonter jusqu’à la route et le relais de Ste Catherine.

La vue depuis les crêtes sur les lumières de la vallée du Giers et le ciel étoilé au dessus de nous valaient le déplacement même si nous avons mis près de 2h15 pour sortir de cette galère, plaisir total…

Depuis j’ai fait le secteur Ste Catherine / Soucieu, les conditions y sont normales pour la SaintéLyon même dans les bois et ne justifient pas de commentaire particulier.

Je vous espère le même temps (météo et pas chrono) pour samedi.

Patrice

NDLR : on suivra Jérem en relais (piece of cake après la DDF :-) ), Jean-Paul – Puillet, équipe Spode – sur la SaintéExpress et Bénédicte – association Enfants & Santé – sur le nouveau parcours 75.

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678 : une épreuve hors norme en semi autonomie

Franck Pichat repart pour une grande aventure dans le désert sud Marocain : 678 km en semi-autonomie pendant 10 jours & nuits, pour une course confidentielle d’une dizaine de 10 coureurs.
Franck est un habitué de ce type de course (ref la 333 déjà bloggée ici) : le sens de son engagement est de donner de la visibilité à une association – Enfants & Santé – qui oeuvre en participant au financement de la recherche contre les cancers & leucémies des enfants & adolescents.
La présentation de cette aventure ci-dessous : si le coeur vous en dit, vous pouvez vous associer au projet de Franck et faire un don directement à l’association. Pas de montant minimum !
Merci à tous pour votre solidarité et vos encouragements : la course débutera le 11 novembre.

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The North Face® Lavaredo Ultra Trail juin 2014 Cortina d’Ampezzo

Si tout va bien et que je suis tiré au sort pr l’UTMB 2014, je compte faire le North Face® Lavaredo Ultra Trail à Cortina d’Ampezzo dans les Dolomites en juin 2014. On ira passer quelques jours en famille à Cortina : même moi qui n’y connais rien en ski je connais cette station de nom :-) . Ça doit être beau cette région !

Il s’agit d’un ultra de 118 kil pr 5 740m D+.
Il y a aussi plus petit de 46kil pr 2 520m D+.

Les inscriptions ouvrent le 14 février et ce trail est au programme de l’Ultra Trail World Tour 2014.

Ali

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DDF 2013 – les jours d’après par Ali

(je vous préviens… c’est long :-) !)

L’avant course

J’ai quitté la métropole le lundi 14/10 à 22h avec le vol Corsair Paris – St-Denis.
Temps de vol, 10h35. Dans l’ensemble le vol s’est plutôt bien passé (dormi un peu et regarder des films)
Je suis arrivé le mardi 15 à 10h. Grand beau temps et déjà 26° à 10h du mat … Il va falloir s’acclimater ! Là on eu droit à l’accueil Grand Raid ! Bien sympa.
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Je récupère la voiture de location tout va bien, direction le logement que Julie avait réservé à Piton St-Leu. Charmante propriété sur les hauteurs avec une vue imprenable sur la mer et sunset :-) , TOP ! http://leslataniers.free.fr/
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Je fais la connaissance de Carine, une amie kiné de Robin qui va nous suivre pendant tout le raid. On dîne tous ensemble en bord de mer. Belle première journée sur l’île. Le lendemain mercredi, je pars récupérer Julie, Jerem et François à l’aéroport puis on récupère les dossards au stade de la redoute. On entre un peu plus dans la compétition … Formalité OK !
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Après une courte nuit pour moi (je n’arrive pas à trouver le sommeil…), jeudi c’est le jour J ! On prépare nos sacs de course, d’assistance, la journée passe assez lentement.
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Beaucoup de stress de mon côtén un an que j’attendais ça. Je ne suis pas bien, m’enferme dans ma chambre dans le noir pour essayer de dormir.
Réveil mis pour 17h30 et consigne donnée à Julie pour réveil à 17h30 ! Plus que quelques heures, un plat de pâtes et go nous prenons la route pour St-Pierre Ravine Blanche. Une heure de route pour rejoindre la ligne de départ. La ville de St-Pierre est en ébullition rien de comparable avec l’année dernière. Il y a du monde de partout, vraiment beaucoup de spectateurs.

1h avant le départ nous voilà réunis tous les 4 : Jerem, Robin, François et moi. On discute et sur les conseils de Robin nous nous plaçons à 3 mètres de la ligne de départ. L’année dernière on avait trop subi le single track dans l’ascension du volcan avec à la clé beaucoup de perte de temps et d’énergie. Un peu plus de 2 000 traileurs sont debout à attendre le go, la pression monte, il est vraiment temps, on en peut plus !

La course

23h00, le départ est lancé, c’est de la folie beaucoup beaucoup d’ambiance et du monde de chaque côté de la route, franchement par moment ça ressemble au marathon de Boston ! On part sur un rythme de 11-12km/h sur toute la portion goudron et plate. On avait aussi mis en place – dans notre stratégie de course – de ne pas s’arrêter au premier ravito (eau et coca). Nous pointons donc aux alentours de la 400ème place au Domaine Vidot en 1h38 pour 14km. Tout va bien ! Là je suis impressionné par mes compagnons de course : ce sont de vrais aspirateurs à bouffe ! Moi il faut que je temporise un peu avant de pouvoir manger !
Entre le Domaine Vidot et Forêt Mont Vert les hauts, il se passe un des meilleurs moments du Grand raid ! Tous les habitants ou spectateurs forment une haie d’honneur avec de la place pour un seul coureur et ils hurlent, encouragent… Non non c’est bien la DDF et pas les derniers lacets de l’Alpes d’Huez lors de la grande boucle ! Des frissons et une pêche de malade à ce moment-là.
Ensuite on rentre dans la forêt avec un single track et un peu de perte de temps, notre stratégie de début de course a été payante car les autres concurrents vont être bloqués 1h en moyenne à piétiner dans la forêt. Pointage Forêt Mont Vert les hauts en 4h00 pour 24km et 1565m D+. Tout va bien, on est dans les plans, par contre il faut super froid.
Je fais ma 1ere pause technique dans un froid glacial, je me refroidis super vite, nous repartons tous avec nos goretex. Toujours les mêmes aspirateurs au ravito : impressionnants les gars.
On se dirige maintenant sur Piton sec, km 35 et 1850m D+. Nous y serons au lever du jour, sympa d’entendre chanter les oiseaux et hâte que le soleil vienne nous réchauffer…
40ème km et Piton Textor, là le soleil est bien levé et nous en sommes à 7h20 de course. Ce sera notre premier gros arrêt (40 mn), je dois encore faire une pause technique et cette fois essayer de manger un peu plus. Les autres sont tjrs en mode aspirateurs et je les regarde avec envie…

Le tournant, la douche froide

Les 10 km de descente au début un peu technique puis roulant vers Marre à Boue commence à mettre les premiers écarts entre nous.
Voir Marre à boue sans boue est vraiment bizarre, l’année dernière nous avions pataugé dans la boue, manqué plusieurs fois de glisser et de se prendre les barbelés. Là rien, aucune trace de boue …. Ce n’était pas pour nous déplaire. Pour moi la descente est assez éprouvante. Avec Robin nous arrivons les derniers en marchant.
Depuis le début, je n’ai pas beaucoup mangé et je commence à accuser le coup. Il est 8h28 du matin et nous en sommes à 9h28 de course et première nuit. Nos 2 amis sont déjà en mode aspirateur, ils ont déjà mangé une assiette de pâtes et 2 cuisses de poulet grillées. Je temporise comme d’hab avant de pouvoir « manger ». Sauf que là je sens que mon rythme cardiaque ne veut pas descendre aussi vite que d’habitude donc je n’arrive pas à « manger » ! Après 30mn Jerem, Robin et François veulent repartir. Ils m’accompagnent à la tente médical et partent : on se dit qu’on se rejoint à Cilaos.
Un médecin m’ausculte, tension OK mais mon pouls au repos est très haut: 96 pulses. Là, le doc me dit que j’ai une sale tête et il me laisse 30 mn de récup en plus et si je vais pas mieux, il m’élimine. Pour moi c’est la douche froide, je me souviens avoir perdu pied pendant de longues minutes… Je cherche du soutien auprès de Julie, Léo et Aurel. Il me reste 115 km à faire et je suis déjà mal. J’ai du mal à rester concentré et fort dans ma tête. Heureusement, Julie, Léo et Aurel me rappellent et m’encouragent, me re-motivent, c’est vrai que j’ai le temps. La barrière horaire de Cilaos est à 18h45 et il est 9h du mat. Un grand merci à vous, ça m’a vraiment fait du bien !
Malgré tout je doute énormément et les souvenirs de l’année dernière ressurgissent! J’ai vraiment du mal à m’y remettre ! D’un coup, je reçois plein de sms d’encouragement (Aurel il me semble a sonné le rassemblement sur Facebook et les potes m’encouragent). Après plusieurs verres de coca et une assiette de pâte mangé en 15mn je retourne voir le doc. Il me dit que ma tête est mieux et il me laisse partir : ouf ! Je reste encore environ 30mn sur le camp à me reposer et manger doucement.
Je repars de marre à boue direction marre à Joseph vers 10h15 en mode économie, je n’avance pas vite, ma priorité regagner Cilaos sans trop de casse et faire le point là-bas avec Julie. La montée jusqu’au Kerveguen est vraiment éprouvante et que dire de la descente quasiment abrupte 1000m D- en 2 kms. Un long single track hyper casse gueule avec pas moins de 7 échelles à descendre. Impossible de doubler sans prendre d’énormes risques alors je reste bien sagement derrière et je subis le rythme très très cool de la descente ! J’arrive finalement à Cilaos à 15h…
Là je retrouve Robin et François (sur la table de massage) sur le stade, Jerem lui était entrain de manger, il re-partira quelques minutes après.
La grande nouveauté de cette année, c’est que nous sommes suivi dans notre progression par Carine (kiné) et ses amies pour des massages ! Ça fait vraiment du bien. Je reste environ 3h à Cilaos pour récupérer, manger et me faire masser. Julie passe beaucoup de temps à me re-booster et… ça marche ! 30mn après mon arrivée Robin et François partent. Je ferai donc la traversée de Mafate seul et de nuit…

Le re-vival !

A Cilaos je reste environ 3h… Je dors un peu sur la table de massage, ça me fait le plus grand bien. Cette année pas de douche mais je change complètement de tenue, c’est top ! J’arrive a manger et mon moral remonte un peu. Vers 18h, je quitte Cilaos direction pied du Taïbit et donc l’entrée dans Mafate. Je craignais cette deuxième nuit pour plusieurs raisons :
- j’étais seul
- très fatigué car pas beaucoup dormi les jours avant
- et surtout, j’avais déjà frôlé l’élimination médicale…
Mais contre toute attente, elle s’est relativement bien passée. La montée jusqu’au col du Taïbit et la descente jusque Marla se fait en environ 1h50 sans trop forcer. A Marla comme prévu, il y fait un froid de canard. Je suis obligé malgré tout de m’arrêter pour manger (soupe, pâtes et purée il me semble). Je repars transi de froid, mon corps tout entier tremble ma goretex est fermée jusqu’au niveau du nez, je souffle l’air chaud de mes poumons dans la veste sur le coup ca fait du bien, ca fait radiateur… Mais en fait, c’est une mauvaise idée car maintenant j’ai de l’humidité dans ma veste ! Il me faudra bien 20 mn pour arrêter de trembler. La montée jusqu’au col des Boeufs n’est pas très compliquée, on passe bras-Machine – Rivière des Galets puis Plaine des Tamarains. La seule chose pénible, ce sont ces P … de rondins sur le sentier. A force ça détruit les pieds.
Il faut savoir que sur beaucoup de sentiers à la réunion, les gars ont mis des rondins et d’énormes marches/cales en bois ! J’en peux plus de tout ça… Décidément, les sentiers de la Réunion n’ont rien à voir avec ceux de la Métropole. L’ascension jusqu’au col des Boeufs se termine avec les fameuses marches cité plus haut … Ça fait mal aux cuisseaux, mais pour le coup c’est efficace, j’arrive au sommet rapidement. Là, un vent glacial sévit dans une sorte de corridor découper dans la montagne. Impossible de s’attarder ici, il faut au plus vite descendre se mettre à l’abri. Direction route forestière puis le sentier scout.
Au pointage de la route forestière, je m’arrête quelques minutes pr boire de la soupe. Toujours un froid de canard à cet endroit. D’après le chef de poste, des tentes avec lits de camp sont prévu au sentier scout. Je me dis que peut-être je m’arrêterai un peu. En effet, à mon arrivé au sentier scout, il y a tout ce qu’il faut pour s’arrêter et se reposer un peu. Malgré mon envie de dormir, je décide de descendre jusqu’à l’îlet à bourse. Je me souviens de cette longue descente cassante l’année dernière, je préfère la laisser derrière moi le plus vite possible. Comme prévu, c’est long et cassant. Je mettrai 2h30 environ à descendre sans croiser grand monde …
Maintenant l’objectif est d’arriver le plus vite possible au départ du Maido, la dernière grosse difficulté de cette DDF ! L’étape Ilet à Bourse, Grand Place est bouclée en environ 1h10.

Il est 6h00 du matin le samedi et je suis face à un mur … 14 kils de montées descentes avec 2 000m D+. Je dois avouer que je redoute cette ascension, l’année dernière j’avais fait 2 hypo dans la montée avant de vomir au sommet du Maido, ce qui avait précipité mon abandon ! Ce souvenir douloureux est encore bien vivace dans mon esprit. Alors comme j’ai du temps, d’ailleurs je n’ai jamais été mis en danger par les barrières horaires, je décide de faire le plein d’énergie !
Pause technique puis je me force à manger de la soupe de vermicelles avec pâtes coquillettes dedans ! Ça passe super bien, j’en mange bien 4 portions !
Il est temps de partir, l’organisation mettant en garde sur la durée d’ascension jusque Roche Plate, 4h selon elle.
Je mettrai 2h30 avec une super forme malgré la chaleur et le soleil qui chauffe contre la paroi de la montagne. J’arrive même à manger 2 gels (mes 2 premiers de la DDF au km 100). Dernier break avant la fin de l’ascension jusqu’au sommet du Maido. Encore une pause technique, mon ventre commence à de nouveau à me jouer des tours.
Il est 10h00 environ et il fait super chaud. Je mange tant bien que mal mais je sens que ça va être compliqué. La montée jusqu’au Maido est comme prévu longue et compliquée, je bois beaucoup, je mange mes compotes, un autre gel … Beurk vraiment dégueu ces trucs ! Je fais la montée en environ 2h05… dur dur
Cette fois, je suis obligé de couper juste après le point de contrôle. Fred, l’Oncle de Julie qui s’occupera de moi au niveau des sacs d’assistance n’est pas là, pas grave de toute façon je suis obligé de m’arrêter. Fred m’attendais à la Brèche mais il ne m’a pas vu. Je m’endors sur l’herbe à l’abri du vent en attendant Fred (pour la petite histoire, à l’endroit exact ou j’avais vomi l’année dernière). Cette turbo sieste de 15-20mn me fait du bien. Fred arrive enfin, je change les shoes et mange un peu du sandwich que Julie m’avait préparé. J’ai mal au jambes et comme je ne peux pas repartir tout de suite, je file au massage. Massage OK ! Jambes presque neuves. Je mange un peu de soupe, mais là bizarre, elle ne passe pas ! Heureusement, il y a de la purée, j’en mange 2 assiettes et un peu de tuc. De gros coup de moins bien à l’Agonie la bien nommée. Je m’élance donc dans la descente (13 kils pour 1800m D- ) de sans soucis, l’année dernière de nuit après avoir vomi au Maido, elle avait vraiment été compliquée !

Au bout de quelques minutes, j’ai mal au ventre et je vomi … En rigolant, je me dis que j’ai fait mieux que l’année dernière ou j’avais vomi au sommet du Maido. Le ventre presque vide, je dois tenir jusqu’à l’école de sans soucis et ces fameuses crêpes ! Je regarde l’heure et je me laisse 30mn sans rien boire ni manger puis je mangerai mes tucs à la sésame huile d’olive tout doucement, 1/2 tuc après 1/2 tuc en marchant. Ca marche et j’arrive à les manger sans trop de problèmes.
La 1ere partie de la descente est cassante et technique avec beaucoup de relance (montées de 5 ou 10m), donc je ne prends aucun risque et soit je trottine doucement soit je marche. Après 1h30 de descente environ le sentier s’élargit et fini les racines, les cailloux. On peut courir. Je raccroche mon sac et je cours !
Mes tendons rotulien des genoux me font vraiment mal, mais pas grave. Au bout de quelques minutes, j’ai la tête qui tourne. Car après mon vomissement je n’ai mangé que quelques tucs. Je m’arrête et j’ouvre mon sac à la recherche de quelque chose qui pourrait me sauver. Je tombe sur ma dernière barre sundy chocolat céréales ! Parfait ca me fera tenir jusqu’au ravito. Je cours sans m’arrêter ou presque. J’arrive à l’école Sans Souci à 17h20 après 42h20 de course.
A l’école on peut manger des crêpes confiture, nutella ou nature. Elles sont chaudes , c’est un vrai régal ! Encore une pause technique et enfin la possibilité de se laver au petit robinet de l’école. Là je fais une petite erreur stratégique, j’avais mal lu le road book… Pour moi le stade Halte là n’arrivait pas tout de suite. Du coup, je passe trop de temps dans cette petite école. Au stade, 2eme gros point ravito avec récup du 2eme sac d’assistance, Robin m’attends ainsi que toute sa famille et bien entendu Carine la kiné aidée de Cécilia cette fois-ci et Fred ! Ca me fait plaisir d’arriver au stade dans cet état car j’ai trop le souvenir de l’année dernière ou j’avais encore vomi au départ de ce stade pour le chemin ratineau. Je m’allonge sur la table de massage, il fait froid, je tremble. Les filles me réchauffent avec les couvertures de survie avant de pouvoir reprendre le massage.
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Prise de pouls au repos : 94 pulses toujours pas terrible. Robin m’annonce qu’il terminera avec moi ! C’est cool ! Nous sommes large niveau barrière horaire pour tout le monde c’est gagné, mais pas pour moi, je veux d’abord franchir la Possession l’étape que je n ai pas fait l’année dernière avant de crier victoire ! Je mange bien, riz, lentilles et poulet, c’est trop bon ! 21h00 environ, nous repartons Robin et moi direction le chemin Ratineau … Très mauvais souvenir pour moi !

Les 6km se passent bien, c’est fou la différence de perception sur une étape, l’année dernière elle m’avait semblé très très longue et surtout j’avais agonisé avant de jeter l’éponge à l’arrivée ! Là mis à part une énième pause technique qui commence à m’inquiéter tout se passe bien. On arrive à 22h44 à l’endroit même ou j’avais lâché prise il y a tout juste 1 an ! Je veux voir se fameux bourbier de la Possession qui m’avait tant fait peur l’année dernière.
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Petit ravitaillement et on repart direction ce fameux bourbier ! Là je suis limite dessus … Bien entendu sans la pluie et la boue le sentier n’est plus le même, tout compte fait c’est pas plus mal. Ca reste quand même bien galère ces rochers, ces arbres, racines en plein milieu ! D’ailleurs sur une erreur d’inattention je prends une grosse branche sur la tête et je saigne abondamment ! Petite panique, ça saigne fort, Robin regarde ca ne semble pas profond mais toujours embêtant sur le crâne.
Jusque l’école de la Possession il y a 8kms environ 3 à faire le Tarzan avec les arbres et les lianes et 5 sur sentier plus roulant. On sort assez rapidement du bourbier.
Là au bout d’un petit moment, j’ai des étourdissements, je suis en hypo (alors que je n’avais jamais autant mangé de tout le raid). Obligé de m’arrêter à même le sentier. Robin nous cherche un meilleur endroit et il vient me chercher pour aller 20m plus loin. Là je sors ma gore tex et je me mets au chaud dedans en attendant que ca passe, j’ouvre un sachet de viande séchée et environ 40mn après je peux repartir, il doit être minuit et la 3eme et dernière nuit va être longue !
La descente jusqu’au ravito va être pénible … En plus de mon hypo, je suis vraiment fatigué. Nous arrivons vers 2h du mat je fais nettoyer ma tête et contrairement au plan, on décide de dormir 2h. J’en peux plus, je suis vidé, comme nous sommes large c’est la meilleur chose à faire. On demande à l’infirmière nous réveiller à 4h et je pars dans les bras de morphée en quelques secondes.

La Délivrance

Quand l’infirmière me réveille à 4h du matin, il me faut quelques secondes avant de comprendre ou je suis. Et il fait froid sans la couverture. On mange un peu et on repart, à partir de maintenant sauf accident on sait que nous serons à la Redoute dans les temps. Heureusement car je vais de plus en plus mal. Je vais d’hypo en hypo, le chemin des Anglais jusqu’à la Grande Chaloupe est casse pattes. Une fois à la Grande Chaloupe Fred nous rejoint, il est 6h26 du matin et il reste 13 kils
Là je suis obligé de temporiser, encore dans le brouillard. Je suis à bout de force et complètement vidé dans tous les sens du terme. D’ailleurs je fais encore une pause technique. C’est l’heure de repartir, on dit aurevoir à Fred et rdv à la Redoute !

Pour rejoindre Colorado le dernier point de contrôle avant la fin, il faut finir la dernière partie du chemin des Anglais, toujours aussi galère. Puis c’est un sentier assez roulant enfin quand on a suffisamment de carburant dans le moteur. Je refais une hypo dans la montée, vivement que ca se termine j’en peux plus et j’en ai marre. Cécilia nous rejoint et on fait un break d’1h, elle prend mon pouls 88 pulses … Ca s’arrange pas. Bientôt le dernier ravito : le COLORADO ! Là on se pose tranquille et je mange du fromage !

Bon il est l’heure, la Redoute nous attends. La descente se fait à la cool vraiment, je croise 2 personnes encore plus mal en point que moi …. 1 qui doit descendre en marche arrière et l’autre qui je pense vu son état finira avec une perf dans le bras (une ambulance était en route pour le secourir…). On entends la musique du stade au loin, on se rapproche, ça sent bon ! Je vais l’avoir ma diagonale ! Les sms arrivent plus nombreux encore ! Encore un petit effort et je vois à l’extérieur du stade : Julie, Jerem, Carine, Cécilia, Jacques, Fred et Héloise la fille de Robin (5 mois je crois). Embrassade avec tout le monde, grand merci à Julie qui a un moment donné de la course m’a bien rebooster et qui ensuite ne m’a pas lâché ! Félicitations à Jerem pour sa super DDF, pour un début dans le monde de l’Ultra, c’est un super début !

Voilà c’est mon tour de rentrer dans ce stade, d’entendre les félicitations, 1 an que j’attendais ça ! On franchit la ligne, j’ai ma médaille, mon t-shirt de Finisher, petites larmes derrière mes lunettes de soleil. C’est un réel bonheur d’être enfin arrivée au bout. Je suis content mais aussi très très crevé !

GRAND RAID 2013 028

Conclusion

C’est une très très belle course que j’ai eu la chance de faire 2 fois en 12 mois, je ne pense pas que j’y retournerai ou alors pas de sitôt. Après mon échec si près du but l’année dernière, je crois que sans le vouloir ces longs mois de frustration m’ont mis une pression de malade. A l’effort prolongé, j’ai vraiment un problème au niveau du système digestif. Le Grand Raid, tout le monde peut le faire ou presque mais ce n’est pas fait pour tout le monde et c’est peut-être pas fait pour moi. J’ai trop souffert pas tant au niveau des ampoules, articulations ou muscles, c’est mon estomac le soucis.

Maintenant pour boucler la boucle et avec mes 9 pts en 3 courses, je vais m’inscrire à l’UTMB. Comme ca, j’aurai fait MDS, DDF et UTMB enfin si Dieu veut ! Je ne peux finir ce compte rendu sans remercier tous les amis de leur soutien, c’est quelque chose qui fait vraiment plaisir et chaud au coeur surtout dans les moments difficiles et il y en a eu. Et plus précisément :

  • Aicha ma femme qui me laisse quand même partir pour ce genre de mission Kamikaze :-)
  • Julie, Aurel et Léo, merci quand j’étais dans le dur et que j’avais perdu pied à marre à boue vous étiez là pour moi !
  • Flo, bien entendu, fidèle au poste et au soutien indéfectible
  • Carine, Cécilia aux petits soins pour nous
  • Robin, Jerem mes compagnons de course pour cette édition !
  • Merci à Qim Info (Karim et Vincent) pour leur soutien moral et financier
  • Ainsi que tous les potes via leur mobile, La Gazelle, Caro, Daniel, Mika, Wilfrid, My Name, PC, Virginie, Fred G, Fred L, Philippe…

RDV en 2014 pour Marathon de Paris, Berlin
UTMB 2014 si tout va bien au tirage au sort :-)

Ali

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DDF 2013 – le jour d’après

Tout d’abord merci à tous pour votre soutien et vos messages ! ça fait tjrs du bien :-)
Je suis rentré ce matin sur Paris et à 13h30 j’étais derrière mon PC, rasé et douché : la semaine va être longue !

Sinon que dire …
Grand bravo à Jerem pour cette superbe performance, il a vraiment été très fort et solide tout au long de la course.
Robin, qui fait le triplé en 12 mois – DDF 2012, UTMB 2013 et DDF 2013 – chapeau bas.
Pour ma part, je suis heureux… simplement… un an que j’attendais ça !

Compte-rendu de course et photos bientôt en ligne sur ce site.

Ali

PS : ca fait 9 pts en 3 courses… UTMB 2014 pour boucler les ultras et ne plus en entendre parler :-)

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DDF 2013… et de 2

Ça… c’est fait !

Arrivée à la Redoute pour tout le monde…
Un immense bravo à nos trailers fous avec mention spéciale pour Ali qui a gagné la médaille de la volonté après 63 heures de course.
Que du bonheur de vivre ces moments uniques à leur côté… ils sont trop forts !

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ddf 2013 jerem et ami a l'arrivee

Julie

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DDF 2013 – fin de la 3eme nuit ok

Apres une 3ème nuit de course, Ali et Robin viennent de passer St Benard.
Quelques hypo. pour Ali, conséquences de ses soucis d’alimentation, c’est très très dur…
Il reste 9 « petits » kil avant le passage de l’arche d’arrivée à la Redoute : Ali est en train de puiser au plus profond de sa volonté et … ça va le faire ! Il nous donne encore une fois une belle leçon de vie et de volonté, chapeau bas Monsieur Ali…

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