SaintéLyon 2010 : le message d’Aurel-qui-n’y-croit-toujours-pas
Une chose est sûre, c’est que je suis MEGA fière c’est clair, et vous m’avez tous aider à y arriver !
Pour être honnête – Julie et Flo le savent- je pensais d’abord avoir mes chances sur ce genre de parcours… Une fois dans le bus de départ, je dis à Flo « oulala mais y a plein de femme qui ont l’air super affuté et moi qui pensais avoir des chances de finir dans les 5 premières femmes ! » A ce moment j’ai honte d’y avoir cru et me dis que je devrais peut être envoyer un texto à Julie, car ça craint d’arriver 100ème après avoir annoncé que je pense avoir une chance !
Au départ, pas besoin de dire que ça caille. On se place dans les premiers ( oui, maintenant, je me dis plus que je laisse la place aux autres !) et dans une ambiance du tonnerre, avec la musique brésilienne, nous partons pour une boucle de 5 kil qui commencent par 2 de montée. Là, je me sens super bien dès les premiers mètres et je ne fais que de doubler ! La route est sinueuse et je vois bien que je suis dans la tête de course! J’espère ne pas m’enflammer car ce ne sont que les premiers kil d’une longue soirée ! On entame la descente dans la poudreuse et là, pareil, je double encore et encore, trop cool.. « Just Jack » dans les oreilles, je rejoins l’itinéraire de la Sainté Lyon, j ai enfin chaud, je me sens super bien Ca va être trop bien!! Premier ravito (déjà?!), un contrôleur m’annonce une 3ème place féminine, hyper surprise. Ca me motive à fond ! J ai mes chances! Du coup pas d’arrêt, j ai de l eau et des barres, je survivrais !
Premier coup de mou… Je prends un gel…. 5 min à peine et là, punaise, j ai mal au ventre! Pût…. de gel ! Mais je me connais et je sais que ça va passer… Quelques kilomètres plus loin avant 2ème ravito, je me dis que l’arrêt est obligatoire. Pourvu qu’aucune fille ne me double. J’approche du 2ème ravito et on me dit que je suis 4ème fille… Dommage mais du coup je ne prends qu’un verre d’eau, pas le temps de plus. Il fait froid et on a pas l’impression d’avoir soif… Grave erreur car mes cuisses sont de plus en plus lourdes, mais c’est pas grave, je dois tenir, suis trop motivée! Et je pense a la fierté qui sera la mienne – et la votre, je le sais – si j’y arrive !
Les kil se suivent, il fait froid, c’est technique mais honnêtement, je m’éclate ! Les gens demandent souvent mais pourquoi tu fais ca ? Parce que je me surpasse, c’est beau et je sur-kiffe l’instant présent ! Mais je commence à avoir très très mal au genou. Je décide de prendre 1g de doliprane, mais rien n y fait, j’ai toujours mal. Du coup, je songe à l’abandon. Mais c est dommage car c’est une opportunité qui ne se représenta peut être pas de si tôt ! Alors je décide de rajouter un demi-anti inflammatoire après le 3ème ravito au 33ème kilomètre. Mais j ai mal et il ne reste plus que 11 kil de route…
Je pense donc à Lolotte, je me force a manger une barre et prend la 2ème moitié de cachet, car non, je ne peux pas abandonner.
La douleur a presque disparu. On arrive dans Lyon, panneau des 5 derniers kil ! Je sais que ça va être dur alors je vois un groupe, je me dis que « non personne ne me doublera jusqu’a la fin! Et je ne les lâche pas ! ». Alors musique à fond sur les oreilles, je remonte sur le groupe, le double. Ca me motive, je remonte, je termine en « sprint » en 4h48.
Le speaker-bravo-à-toi qu’on aime tant annonce que je suis dans les premières femmes… Et oui je suis 4ème ! Youhouuuuu ! Pour certains, c’est une défaite mais pour moi c est la gloire ! Suis trop trop heureuse !
Alors voilà : à 11h30 dimanche matin j ai la chance de monter sur le podium de la Sainte Lyon, encore plus heureuse car mes « supporters » sont là
Spéciale dédicace à mes amis sportifs qui ont couru pendant 5h avec moi dans ma tête







