CCC 2011 : épilogue selon Yvan

Puisque j’avais rédigé une mise en bouche le 23 août et avant que votre Alors? ne quête sa suite, la moindre des choses est bien que je boucle et épilogue cette aventure Courmayeur-Champex-Chamonix 2011.

Préparation ok : 30 000 D+ avant course

Nous avions commencé par une petite semaine à crapahuter sur le GR54 cerclant l’Oisans et les Ecrins avec les garçons.

Double effet : 1/ le plaisir de passer une semaine tous les 5 ensemble dans une même activité que nous apprécions tous et 2/ en faire une semaine de préparation endurance/dénivelé avec 180 kms en 6,5 jours et plus de 10000 D+.

Au final et dans le cadre de notre préparation, nous avons largement bouclé un objectif que nous nous étions fixés (faire 30 000 D+ minimum avant la course). Puis 3 jours dans la vallée de la Clarée à Névache, puis une semaine aux Houches pour nous reposer avec 2 toutes petites sorties. Un programme estival exclusivement en montagne pour également nous habituer à l’altitude et emmagasiner du globule rouge. A minima, nous devions finir et ce, dans une bonne forme physique.

Les sacs ont été préparés avec suffisamment de temps pour ne pas avoir d’inquiétude de ce côté, nous n’avons pas trop trainé sur le salon de Chamonix. Juste le temps d’aller à la conférence de Mika Micaletti - une relation professionnelle – qui détient le record du monde de course sur tapis en 6 jours (Ultrafondus Juillet 2011 / 813km… ça c’est une autre histoire, que j’ai toujours du mal à comprendre sur le plan mental) et de discuter avec son pote Philippe Billard, patron d’Ultrafondus.

Parcours CCC modifié, cause météo

Vendredi 6h – petit-dej avec la galette Pichat*. Carole nickel ; moi – zinc ou vieille tôle ? -, disons moins facile.

Les Houches – on retrouve une nouvelle copine de course, Marie-Do, chef gourmandises du village.

Chamonix – on prend le bus pour Courmayeur, belle organisation, c’est fluide et c’est bien.

Traversée en bus du tunnel du Mont Blanc – bonne ambiance dans le bus et bonne surprise aussi de ce côté, le soleil est de la partie. Nous y retrouvons Valérie Portrat, radieuse. On est tous là.

Parenthèse météo : cela fait une semaine que les grenouilles nous bassinent avec des perspectives apocalyptiques. Concrètement, Catherine Poletti, l’organisatrice de l’UTMB nous annoncera sur la ligne de départ que, en prévision d’un bel orage en fin de journée et pour la nuit, le tracé est modifié et passe par Martigny au lieu de Bovines. Une réduction de 5 kms et 700 D-.
Départ CCC Ivan MarieDo Carole Courmayeur

Courmayeur – Bertone : file indienne sur single track, j’aime pas !

Trois vagues de départ espacées de 10’ pour canaliser 1800 coureurs sur un monotrace nous menant au refuge de Bertone. Nous sommes sélectionnés pour le 2ème départ à 10h10.

Perso, je vis très mal cette montée repérée en juillet, où nous étions alors seuls (dans une tempête de neige !) au grand col Ferret : nous étions alors portés par une belle dynamique et de belles images. Cinquante minutes à la queue leu leu, à se pousser, ralentir, s’arrêter, accélérer : je ne suis pas dans la course, pas dans mon rythme.

Dans ma tête, ça fait comme dans les BD avec des signes cabalistiques de colère. Je grogne, regarde derrière pour voir où en sont Carole et Marie-Do, je ne maitrîse pas mon souffle. Ça va pas.

Cramé à Bonatti

Bertone, ça y est : un verre d’eau. Il fait beau, chaud. On va redescendre sur Bonatti, via le sentier en balcon. Ça va faire du bien.

Je n’arrive pas à sortir de mes idées grises. Ça pousse encore par derrière ou ça bouchonne devant. Je ne suis plus habitué à ça depuis longtemps, avec nos sorties rando-course du week-end dans les monts du Lyonnais ou les Coursières (100 coureurs sur 100 kms).

Carole et Marie Do ont l’air au top, la banane aux lèvres.

Bonatti, j’arrive cramé !!! 15 kms, quelque chose comme ça, autrement dit 2 fois rien. J’ai le ventre qui me fait des misères. Un médecin vient me voir et me donne un médoc contre les nausées et me dit de conserver mon Gaviscon pour + tard : ça commence bien ! Valérie partie 10 minute après nous arrivé elle aussi. C’est elle qui me confirme que c’est Isabelle, une des infirmières de la Trans’Aq qui vient de me donner les médocs. Même pas percuté !

Rien que sur Bonatti on va perdre pas loin de 500 places. On part sur Arnuva.

Ca se complique encore à Arnuva

Arnuva, c’est du balcon légèrement vallonné. Rien de bien compliqué. Sauf que mon ventre fait du mauvais esprit. En super raccourci, tout est bloqué, je n’arrive pas à manger et ce que je bois s’accumule sans se diluer ou alimenter les organes qui en ont besoin. Arnuva, crampes à l’estomac. Que du noir dans la tête. Plus de jus. Je décide brutalement d’abandonner. Scène pas drôle.

Carole et Marie Do ont une super pêche et je n’ai pas envie d’être un boulet au plaisir qu’elles semblent vivre.  Les 2 miss repartent sur le Grand col Ferret : 800 D+, une des montées majeures de la course.

Je fais quelques pas vers l’organisation. Pas possible, je ne peux pas rendre mon dossard. Qu’est-ce que je vais faire ? C’est trop nul… Yvan qui rit, Yvan qui pleure ; ça discutaille, oui, non. Bon, allez, j’y retourne. Je vais me faire ma course à moi. En agissant ainsi, je suis libéré de la pression par rapport à Carole et Marie-Do et ne les gêne plus. J’espère une nouvelle course, avec une tête plus aérée. Il faut de toute façon que ma tête aide mon corps, alors que pour l’instant, c’est elle qui met le bazar. Je monte à mon rythme. Ça se passe pas trop mal. J’arrive même à doubler quelques concurrents.

J’ai rempli ma gourde gauche avec une bouteille d’eau au ravito. J’en prends une grande gorgée : c’est de l’eau gazeuse !!! Je les accumule. A droite, de l’Effinov sucré qui m’écœure et à gauche, eau gazeuse… Je ferai avec.

Entre Arnuva et le col on passe par le refuge Ellena. On fait alors une gigantesque courbe montante à droite et j’aperçois alors Carole 300 m devant moi. Je crie, elle me répond. Ça m’a fait du bien et à elle aussi. La fin de la montée se déroule bien, j’ai une motivation différente. On connait bien cette montée, le rythme des personnes avec qui je suis est plus lent que le mien, forcément, vu le retard que nous avons pris, le contraire serait grave. Je n’arrive toujours pas à manger et je bois avec parcimonie.

Crampes… et l’aventure (mais pas la nuit !) s’arrête à la Fouly

Bascule traditionnelle au col avec ce vent violent et là, ouille, aïe, re-ouille, re-aïe. En descente, le mouvement naturel est de courir en s’appuyant fortement sur la pointe des pieds pour amortir les chocs et de remonter haut le talon pour relancer le pas suivant. A chaque relevé de talon, je sens le phénomène de crampe prêt à me mordre le mollet et ça remonte jusqu’aux adducteurs. V’la aut’ chose ! je n’ai jamais connu de crampes en courant.

Je me mets alors à courir sur les talons en les levant le moins possible pour éviter la crampe. A chaque dépassement ou relief un peu incertain, je reviens à un geste naturel et la crampe me mordille le mollet. Ça ne va pas pouvoir le faire longtemps.

Deux raisons potentielles à ces crampes : une préparation insuffisante, ce qui n’est pas le cas ou mon dysfonctionnement gastrique. Et dans ce cas, il n’y a déjà plus rien à faire, ce que me confirmera un entraineur d’ultra que je croiserai plus bas.

Nous arrivons à La Fouly et cette fois je n’en repartirai pas. Après 36 kms et un peu + de 7 heures de course, je rends mon dossard. Valérie essayera aussi de m’en dissuader, mais non, j’arrête.

C’est Franckie (le spécialiste de la galette !) qui aura le mot qui fera du bien au téléphone : la décision était sage. Continuer au mental est toujours possible. Mais jusqu’où et pour quelle raison ? Mon abandon m’a permis de recourir 2 fois cette semaine, même si j’ai toujours des maux de ventre.

Carole et Marie-Do dans une bulle de bonheur

Carole à Martigny
Carole et Marie Do vont faire une suite de course incroyable, dans la tempête et sous l’orage entre 22h et 3h du matin. Je ne pourrai pas décrire leur course, mais ce que je peux en dire, c’est que chaque fois que nous les avons vu aux ravitaillement de Martigny, Vallorcine ou Argentière, elles sortaient d’un mur d’eau, dans leurs combinaisons super sexy  – poncho de pluie et pantalon kway – avec un sourire rayonnant.

Jamais elles ne se sont plaintes de rien, les conditions n’avaient pas de prise sur elles. Des bagages légers dans la tête, Carole avec ses chansons, ses prières, ses images, ses dédicaces, Marie-Do avec tous les amis de la vallée qu’elle croisait et qui tapaient la discut à chaque ravitaillement. Bref, elles ont vécu une belle course dans la tête qui leur a rendu le voyage agréable.

J’irai jusqu’à dire qu’à l’arrivée elles illuminaient la ligne. Catherine Poletti les a félicité individuellement avec un petit mot pour chacune. Je pense que ce sont les réponses de Carole qui ont arraché un petit coup de mouchoir à Michel Poletti, son mari. L’émotion de Carole m’a parue différente. Pas de larme de trop plein, mais une visage radieux, même pas marqué, heureuse, juste heureuse. Une belle étreinte avec Marie Do pour un voyage partagé qui n’appartient qu’à elles. J’aurais aimé partager ce qu’elles ont vécu, bien sûr. Mais ce n’était pas mon jour et surtout je ne voulais pas polluer l’aventure qui s’ouvrait devant elles. Alors, leur plaisir est une consolation pour moi.

Les compagnons du ‘voyage’…

Des pensées également pour ceux qui ont vécu de plus ou moins près notre aventure à commencer par Florence, qui a fait l’aller/retour Lyon-Chamonix pour accompagner la tribu dans la nuit de vendredi à samedi et suivre nos championnes. Flo, la nouvelle coqueluche des garçons, cœur immense qui nous a tous tenu en éveil grâce à une recette de thé** dont les garçons parlaient encore ce soir :-) !
Sandrine, marmotte qui n’a pas réussi à se réfugier sous la couette à cause de nous. Trop cool d’entendre ton éclat de rire quand j’ai le cul posé sur un rocher sous la pluie nocturne dans le col de Forclaz.
François, tu as bien compris que ce n’est pas cette fois que le récit de mes pensées de course va te donner envie !
Et Cyril, Eric, Marion, Franck, Jeff, Rémi, David, Christophe…
Photo 151

La ‘leçon

Il faut parfois savoir accepter l’abandon comme une expérience. Celui qui fait la gueule est mon orgueil. Bien vilain, bien moche !!! Il y en aura d’autres, un jour je me connaitrai mieux et saurai gérer cette lacune. Course : école de soi, école de sagesse ! Je n’oublie pas Valérie qui avec beaucoup plus de courage et volonté que moi a été également trahie par son corps pour des raisons assez similaires aux miennes. Beaucoup de détresse et des promesses communes sur la ligne pour que demain soit toujours un jour plus beau et excitant qu’hier.
Ah ! du coup, l’urgent est de bien faire les choses. Je vais donc prendre les moyens de traiter ce problème récurrent. J’ai peur que les résultats tangibles ne tombent pas dans les semaines qui suivent et donc nous avons annulé notre participation à la Diagonal des fous pour cette année. Le prochain objectif sera la Saintélyon en relais 4, avec les 2 ainés. Le ‘petit’ viendra finir la course avec nous (Soucieux, Chaponost…) de manière à franchir la ligne à 5.

Bonne rentrée sportive à tous !
Yvan et Carole

Plus de photos >>>

* du nom du fameux Franck Pichat !… flocons d’avoine, blanc d’œuf et banane écrasée
** (NDLR) la recette du thé du skieur-randonneur, c’est thé + miel + jus de citron + clou de girofle + gingembre + cannelle :-)

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Kilian J : que de belles émotions !

CCC 2011 à J-3

La température est déjà redevenue plus raisonnable ici à Chamonix après la canicule lyonnaise de samedi. En levant le nez, je peux admirer les cimes encore ensoleillées du dôme du Goûter, puis en partant vers la gauche l’aiguille du midi, les Drus et l’Aiguille Verte qui ne fume pas… bon signe !

Les dernières sorties

Hier, une petite marche de 2 heures (on n’a pas vu Kilian cette fois !) puis étirements, gainage. Aujourd’hui une sortie de 45’ en config course, avec l’équipement complet, histoire de tester avant, c’est mieux ! Puis nous ferons encore une petite sortie de 30’ mercredi, juste pour dégourdir les papattes et nous rassurer.
Enfin vendredi 8h30 départ vers Courmayeur en car et 10h départ pour les 98kms et 5800 D+. Une modification par rapport au parcours habituel : pour un problème d’éboulement nous commencerons par le val Sapin pour monter à la Tête de Tronche et redescendre sur Bertone puis par le balcon rejoindre Bonatti, Arnuva et le Grand col Ferret.


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Préparation du Mont Blanc en Oisans

Le moral est bon, la préparation a été… disons… particulière.
Si on se réfère aux bouquins, nous sommes de mauvais élèves. Mais bien contents de notre tour de l’Oisans et des Ecrins bouclé il y a une semaine. Moins de 7 jours (6 jours et 3 heures !), pas une goutte de pluie, des journées de 8 à 10 heures de marche, un moral de l’équipe au top et des paysages à couper le souffle… soit une préparation aux longues journées, à la manip des bâtons sur des dénivelés toujours assez abrupts et des descentes à casser de la fibre !
Seul objectif fixé réalisé : grimper 30.000 D+ avant la CCC, ça on a du les faire.

GR54 Tour de l’Oisans (Parc National des Ecrins) at EveryTrail

Les objectifs ?

Quelques copains nous accompagneront sur la course – toute ou partie, d’autres nous y encourageront sur les chemins. Notre objectif :
1 – Finir
2 – Dans un temps de course de 21 à 22 heures
3 – Et si 10 jours après nous estimons avoir correctement récupéré, alors nous confirmerons notre inscription à la Diagonale… d’ici là… :-)

Les dossards 6006 et 6005, Carole et Yvan


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How does Kilian prepare an ultra?

Bluffant… comme Kilian :-) !
Rendez-vous le 26 aout sur l’UTMB à Chamonix.


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Sierre-Zinal 2011, le Trail des Trails

Le Sierre-Zinal ou course des cinq 4 000, 38 ème édition cette année (si ce n’est pas une institution de la course de montagne ?!), 31 km, D+2200/D-800 dans le Valais suisse, c’est NYC pour les marathoniens ou le double whooper pour les amoureux des hamburgers… bref UN MUST suisse à inscrire a son actif !
Deux départs, pour les non-professionnels à 5h et un pour les pro à 9h : tous ceux qui l’ont fait et que je connais (et ça n’était pas des ‘peintres’ !) m’avait plutôt conseillé le départ à 5h, mais départ avec chrono et sans classement.

Résultats

Aurélie-la-matinale en 5h13′
Mika ‘brun’ qui a préféré l’option tardive : 4h20′, 487 au scratch sur les 1101 classés

Une photo au sprint de Kilian Jornet, vainqueur des éditions 2009 et 2010 et 3ème cette année, suit !


Aurel


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Reconnaissance de la CCC 2011 par Cathy Dubois

Cathy Dubois

Une belle reconnaissance de la CCC prochaine, une des 4 courses proposées dans le cadre du mondialement célèbre North-Face Ultra Trail du Mont-Blanc sur le blog (relooké !) de Cathy Dubois, notre talentueuse traileuse lyonnaise de l’ASVEL.

TIE sera sur l’itinéraire pour encourager Cathy, Carole et Yvan sur 4 points de passage du trail partant de Courmayeur (vendredi 26 août, 10h), pour 100 km de course, D+ 5800 : Col de la Forclaz, Vallorcine, Col des Montets et Tête aux Vents, début de la descente sur Cham et la ligne d’arrivée.

Premières arrivées prévues vers 23 heures (classement homme) ; barrière horaire en 26 heures.


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Trans Aq’ 2011 : Pascalou (11) tient le choc !

Après 4 jours d’épreuves et 153 kilomètres, Pascalou tient le choc : pour l’instant, 11ème au scratch en dépit de son petit coup de « moins » sur la 2ème étape de 40 km avant l’arrivée à Lacanau.


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Maxi Race Tecnica le 29 mai à Annecy

Un très beau ‘post’ de Cathy Dubois sur l’équipement de l’ultra trailer, à 2 jours du départ de la Maxi Race Tecnica (78 km / 4400m D+ / 4400m D-) ce dimanche 29 mai a Annecy.

Le sac de course de Cathy pour la Maxi Race >>>


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Trans Aq’ 2011 pour Pascalou

Bon… je voulais faire un petit compte-rendu du trail de Tiranges (dantesque ! le seul trail ou tu as peur de t’être perdu quand tu restes trop longtemps sur un chemin ! ) et du Red Bull Element, mais le temps passe un peu trop vite et la fatigue s’est un peu accumulée…

Hier soir/nuit, j’ai pesé, ensaché, range, tassé, jeté, éliminé plein de choses pour préparer mon sac pour la Trans Aq et arriver aux 7 kg maxi ! Et ben c’est pas facile !
Départ demain pour Agen, puis dimanche pour Hourtain. Et on attaque lundi, pour 6 étapes et 200 km (ndlr : pascalou, c’est 230 kilo ! « On » t’a pas dit :-) ?)

Ca va faire un bien énorme cette ‘sortie’, quels que soient les coups de moins bien pendant la semaine à courir !

Pascalou
Dossard 97 – Pascal Lillaz – Team Vaincre La Mucoviscidose 1

Article Sud-Ouest du vendredi 27 mai >>>


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Coursières des Hauts du Lyonnais 2011 : mon premier ultra !

Un truc de gamin, mais voilà, on est comme ça et on ne se changera pas (et pi, j’en ai pas envie non plus, je crois…). Et comme ma tête emmène tout ce qu’il faut pour y arriver, vous faisiez partie de l’aventure.

Je vous avoue une chose enfin avouable : je viens de faire mon premier 100 !!! si, si, j’te jure ! Quand je te dis : un vrai gamin :-)

Un essai sur l’Ardéchois

Il y a 15 jours nous avons fait l’Ardéchois avec Carole, Valérie Portrat et Franck Pichat. Ouh la, pas la top forme : bide en vrac comme d’hab, Carole moyen. Il y avait une porte au 29ème, on a mis le clignotant pour finir nos 38 ou 39 kms (les GPS oscillant autour sans se mettre d’accord entre eux), un beau dénivelé, temps chaud, très chaud, cassant, poussière, rythme difficile à trouver entre des monotraces longs et des boulevards en côte…
Par hasard, en retournant à la voiture, je récupère sous les essuies-glaces un prospectus que je range et que je re-lis arrivé à la maison : les Coursières des Hauts du Lyonnais, 15 jours après, 103 kms, 4200 D, 3 points UTMB…
P’tite nuit. Pas jeté le prospectus qui passe la journée sans aller à la poubelle et le lendemain non plus…

Mais quelle mouche m’a piqué ?

Quelle mouche m’a piqué ? Qui que quoi dont où et donc or ni car… Va savoir… Carole ne peut pas puisqu’elle a ses cours au studio toute la journée, mais est ok pour me rejoindre sur le parcours…. Ni une, ni 2, j’appelle Franck : oh moi, mais oui, tu sais, je te suis, pas de problème…  : des comme ça t’en trouve pas tous les jours non plus !!!

Le temps de récupérer de l’Ardéchois, 2 petites sorties de 40′ pour me rassurer dimanche et lundi derniers et samedi matin nous étions à 6h00 au départ avec une nouvelle compagnonne de jeu qui bosse dans la même activité que moi, a déjà 2 ou 3 Sainté, une 6000D et un ¾ de Templier à son actif et premier 100 pour elle également.

Une vraie course d’ultra fondus !

103 au départ pour 103 kms, 65 l’année dernière, c’est dire le gros succès de cette course. Que je te recommande : une organisation de coureurs (tous des ultrafondus, y compris les médecins), un vrai esprit trail, une ambiance comme on les aime, des bénévoles pétillants, des paysages saisissants aussi bien dans leur beautés brutes que dans la variété des plans proposés (le champ labouré en sillons soignés reliant l’arbre rond à une micro chapelle orientée plein feu, monotraces en forêt, tracé de fête foraine naturelle, et j’en passe…).
Nous avons eu le droit à un très encourageant lever du jour inondé de soleil, à nos quelques heures de pluie, au vent froid balayant tout ce qui dépassait sur le plateau, aux brumes de chaleur te donnant l’impression d’être un bloc de glace au four, au plafond bas retenant comme il pouvait la pluie jusqu’à l’arrivée…

La légende du batonnet… Cochonou :-)

Depuis une certaine course j’ai toujours sur moi des bâtonnets de Cochonou et ça y est cette fois, je suis libéré.
C’est comme ça que me l’a dit, Alain, le guerrier meurtri qui avait mis moins de 6 heures pour les 60 premiers kms et qui ralliait tant bien que mal l’arrivée sur le mental. Il pestait à un ravito contre toutes ces sucreries qu’il ne pouvait plus supporter…
J’ai sorti le « relais ». Tu ne peux pas savoir comme il m’a remercié !
C’est quoi ton prénom ? Yvan ? C’est toi qui me sauves aujourd’hui, je m’en souviendrai toute ma vie….
L’ayant vécu quelques années auparavant, ça m’a fait une drôle d’impression.
Karim, ça  y est, le bâton est passé, le relais est pris ! C’est à Alain de pérenniser la légende du bâtonnet Cochonou ! Il n’y a bien que des fracasses comme nous à qui ça peut arriver :-) !
(je ferai un jour un petit topo sur le Gaviscon aussi, à prendre suffisamment tôt avant la course !)

les 23 derniers, ‘quasi’ une formalité !

Carole nous a rejoints au 80ème. Quand tu vois arriver le reste de ton unité forcément ça va mieux. Dire que les 23 derniers ont été une formalité serait exagéré, disons plutôt que nous avons dégusté lentement, tranquillement. Ça, on n’a rien laissé, c’est certain !
Nous nous sommes regroupés pour passer la ligne d’arrivée ensemble à minuit passé, heureux comme peuvent l’être les gens simples d’une joie simple. A posteriori, je me suis souvenu que je n’avais pas versé de larme. Heureux, profondément heureux, une belle aventure à 3 où nous avons eu de franches tranches de rigolades, où nous avons croisé des komnou la banane au bec. Dominique rejointe à St Sym par son héro Léo et moi par Carole au 80… il ne manquait que le reste de la tribu pour que la fête soit complète. Alors comme vous avez aussi fait partie de l’aventure, je ne pouvais pas ne pas vous la résumer…
 
Yvan Ginot


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